Biologiquement parlant le
stress correspond aux contraintes et agressions subies par un organisme qui vont l'empêcher de vivre dans des conditions optimales et vont engendrer une réponse de cet organisme pour pouvoir vivre dans de meilleures conditions. Depuis le début de la semaine, nous n'entendons parler que de ça partout et ceci suite au rapport de
Xavier Bertrand sur ce thème. Le plus épatant est la mise en place d'une "veille épidémiologique des suicides" et le comble le lancement d'une expérience pilote sur le stress, encore lui, dans la fonction publique! Tout le monde sait que la fonction publique est hautement touchée par ce symptôme du XXI siècle. Est-il possible de m'expliquer les sources de l'inconfort et de la pression des nos chers fonctionnaires? Sans doute les 2 mois de vacances annuels suite à l'application des 35h (toujours pas remis en cause soit dit en passant) qu'il est difficile de combler. Ou encore les horaires journaliers trop lourds à supporter ou peut-être le départ prématuré à la retraite.
Il reste aussi l'option d'une imposition différente qui doit certainement déclencher un sentiment de culpabilité par rapport à nous pauvres quidams du privé, où il est de notoriété publique qu'il y règne un équilibre parfait entre vie privée et vie professionnelle. De mon point de vue le stress au boulot n'est pas le problème. C'est surtout l'incapacité des gens à se satisfaire de leur vie et à faire des choix parfois risqués. Pour vivre bien vivons cachés nous rappelle le proverbe. Et on l'applique vraiment bien en France. Et si en réalité stress était l'adrénaline des gens heureux qui leur est le plus souvent insupportable mais définitivement indispensable. C'est assez usant de voir les gens se plaindre sans lever le petit doigt pour changer les choses. En travaillant depuis près de deux ans au sein de
Ballou PR, une agence de relations publiques fondées par des américaines et dédiées aux start ups, je me suis aperçue que nous sommes plus que privilégiés. Hier encore nous parlions de la notion de loisirs si importante en France et qui n'a pas son équivalent aux États-Unis. Pour elles cette notion reste vague et amusante. Je ne fais pas l'apologie du système américain loin de là, mais je suis juste dérangée par cette constante ambiguité des français. Le beurre, l'argent du beurre et vous m'excuserez mais cette fois je dirai le cul du crémier (un peu de parité!).
Poussons les gens à être plus créatifs, facilitons les possibilités d'innover, d'indépendance en modifiant notre système économique, donnons leur l'envie d'entreprendre et je suis sûre que le stress, comme ils disent, ne sera plus une plaie mais un source d'inspiration comme je l'observe au quotidien auprès des gens que je côtoie. Mais voilà en attendant c'est l'argent du privé qui passe dans des études certainement utiles mais nullement indispensables.
-- milkyfraise